LES  PUBLICATIONS  DE  L'ANTENNE   ICD 06      •La colonne centrale ci-dessous propose à la lecture les articles publiés par ordre chronologique, du plus récent au plus ancien.
     •Pour revenir en début de page, cliquer sur le bouton droit "Haut de page"
     •Pour revenir au début du blog, cliquer sur le bouton gauche "Retour Accueil"

30 août 2013

ABOMEY, CAPITALE HISTORIQUE DU BÉNIN

"Le Vodun est l’expression de toute une conception de la vie, une philosophie, l’expression d’une force spirituelle en un mot la puissance d’un esprit métamorphosé qui peut incarner toute merveille de l’humanité (la terre, le ciel, les forêts, les océans, les astres, les monts etc.)"
Par Alfred Kossa


Alfred Kossa: Abomey, Rois, Bokonons,Vodun, Danhomé
       (Il faut avoir un compte Facebook pour l'ouvrir)



Lire la suite          ▼

Les précisions d'Alfred Kossa:

AKATAHOUNTO
"Divinité qui à la charge d’introduis le nouveau tubercule d’igname dans le marché HOUNDJOLO avant que la vente et la conservation ne soient officielles dans le royaume et pour tous ses habitants. Cette cérémonie est confiée à la famille HOUNTOVO qui organise une procession derrière un homme qui est possédé par la divinité avec des tatouages sur le corps à l’image des deux petits et le grand tambour qui l’accompagnent dans sa procession. L’individu possédé tient dans sa main pour la danse très athlétique un sabre à bout spécialisé. Il y a deux temps forts de la procession. Le premier c’est l’introduction des nouvel tubercules d’igname dans le marché HOUNDJOLO et la libation au niveau de la divinité du marché : AÏZAN. Le deuxième temps fort c’est le compte rendu au Roi au Musée Historique d’Abomey (Palais de fonction des Rois du Danhomè). A la fin le Roi prend le sabre, mime la danse de l’individu possédé et offre des présents à l’équipe (de la nourriture, boissons, de l’argent etc.). Cette cérémonie a lieu tous les ans au mois d’aout."



LE VODUN A ABOMEY
"Le vodun est une réligion héritée des peuples anciens du Golfe de Guinée. Il part du principe que dieu Sègbo-Lissa a créé des individus qui se sont métamorphosés en divers éléments qui composent notre environnement (la terre, le ciel, les océans, les astres, les collines ...), et que c'est au travers de ces éléments que nous recevons "le souffle de Dieu". Lorsqu'un individu meurt, il change de nature et de statut, et se transforme en divinité qui devient un nouvel intermédiaire entre Dieu et les vivants. En quittant le monde des mortels, il prend sa place dans le monde du vodun, un monde où tout est beau: le paradis."

AGBOTCHEBOU
"Agbotchébou était et demeure un rythme sacré, lié à la divinité SAKPATA (Dieu de la variole et de la terre). Autrefois, il était uniquement joué dans les couvents où seuls les adeptes et initiés pouvaient y participer. Pour permettre par la suite à un public plus large de pouvoir assister aux festivités dédiées à ladite divinité, l’on a commencé à jouer et danser au son d’ AGBOTCHEBOU à la devanture des couvents. Mêmes les profanes ont la liberté de prendre part désormais à ces spectacles qui ont souvent lieu à la veille des cérémonies prévues en l’honneur de SAKPATA. Bien qu’ayant gagné ainsi le cercle populaire, cette musique a conservé jusqu’à nos jours certains caractères liés à son origine sacrée. En témoignent par exemple les sacrifices de volailles que font à Abomey les membres du groupe GANDJALO avant de produire un quelque concert car, selon la tradition, chaque jeu appelle inévitablement la présence de la divinité SAKPATA, raison pour laquelle il faut faire une offrande pour attirer ses bonnes grâces et solliciter son autorisation"

AKONHOUN
"Akonhoun serait à l’origine un rythme cultuel issu des temples TOVODUN NENSUXWE (divinités des eaux et enfants malformés des familles princières). Il était joué dans les couvents pour l’initiation à la danse des nouveaux adeptes. Rythme transcrit de nos jours au registre populaire, il témoigne d’une célébration du corps humain, appréhendé comme principal outil de la cadence musicale. Cela exige une vigueur des exécutants, réduisant souvent leur cercle aux jeunes hommes : les autres peuvent les accompagner juste pour les chants et danses. Aussi le jeu du gong est-il indispensable à la rythmique tout comme le chékéré ou ASSOGOUE : instrument formé d’une variété de courge séchée et évidée recouverte d’un filet et portant aux mailles des perles, cauris ou graines séchées. Certains orchestres ont récemment introduit de nouveaux instruments dans le AKONTA. Ici, le groupe TONAKE"


Le "FA"
"L’art divinatoire « FA » est une science de divination capable de lire le passé, le présent et le futur. Elle est arrivée en Afrique au Sud du Sahara de l’ancienne Egypte en suivant le Nil. En tant que science facilement adaptable aux différentes réalités et aux différentes régions elle a été découverte dans l’aire culturelle « Fon » comme une science ayant son origine au Nigéria précisément dans la ville d’Ifè. Dès lors les peuples « Fon » se sont appropriés cette nouvelle science et l’intégrée à leurs réalités. Ce qui nous donne dans l’ancien royaume du Danhomè et jusqu’à nos jours deux variantes de « FA » celui des « Fon » et celui des « Yoruba ». Dans l’un ou l’autre cas le « FA », est devenu et reste le codificateur du panthéon Vodun du Danhomè."

LE PANTHÉON VODUN
"Les grandes familles du panthéon vodun du Danhomè: TOXWIO AGASU (représentation de l’ancêtre totémique de la famille) SEGBO-LISA (Vodun responsable de la procréation NAGO) HEBIOSSO (vodun du ciel, tonnerre) SAKPATA (vodun de la terre qui gère la variole et toutes les maladies éruptives de la peau) LISA-YALODE (vodun de la procréation : yoruba) TOVODUN-NENSUXWE (réincarnation des princes et princesses)."



ARTISANAT AU ROYAUME DE DANHOMÈ
"Le développement du royaume de Danhomè s'est enrichi aussi de la technique de sculpture sur bois qui ne se rapporte pas seulement au mobilier domestique ou cérémoniel (le trône attribut des rois, les statues) mais aussi aux objets cérémoniels des "Bokonon", des adeptes du vodoun, etc... Plusieurs artisans perpétuent cette tradition. Nombreux sont ceux qui peuvent encore reproduire à l'identique des pièces complexes comme les trônes des rois. Ils sont implantés en divers lieux du plateau d'Abomey, proches des forêts ou ils puisent leur matière première. Ceci leur permet de satisfaire la population et les visiteurs dans l'acquisition des objets résultant de cet art de la cour royale.
Les bas-reliefs:
les bas-relifs constituent une des particularités du sites des palais royaux d'Abomey. Toutes fois ils n'ont été utilisés que vers la fin du XVIIIè siècle sous le règne du roi Kpengla, en complément des pratiques déjà existantes de l'appliqué sur tissu et sur bois. Ils sont installés dans des niches taillées dans les murs et colonnes en terre de barre. Le motifs et représentations sont ensuite modelés avec de la terre de termitière mêlée de fibres issues de noix de palme. Après le modelage initial est appliqée une couche de kaolin sur laquelle seront enfin appliqées les couleurs. Celles-ci sont obtenues à partir de pigments naturels provenant soit du broyage de roches, soit de préparations réalisées à partir de matières végétales. Les bas-relies font véritablement partie de la culture d'Abomey. Il existe toujours des artisants capables de les modeler. Toutes fois la pratique actuelle est plutôt celle du haut-relief, realisé avec du mortier de sable-ciment et coloré avec des peintures industrielles.
L'artisanat d’art joue un rôle important à Abomey. Depuis le Royaume de Danxomè. Le roi Agonglo a mis un accent particulier sur le travail des tenturiers et des tisserands. Si au début les produits d’artisanat d’art n’étaient produits que sur commande par et pour le roi, aujourd’hui les artisans d’art ont comme groupe cible toute la population et les touristes nationaux et surtout internationaux."






ABOMEY
"Abomey est une ville fondée vers la moitié du XVII siècle par hwegbaja et fut le siège du prestigieux royaume du Danxomè jusqu’à la fin du XIX siècle. De part son organisation harmonieuse et intégrée, il est aujourd’hui le site historique majeur de l’Afrique au sud du Sahara. Pour mieux jouir de la nature les rois d’Abomey ont compris qu’il faut la respecter et lui obéir. Ainsi du centre ville jusqu’à la campagne nous avons des sites ordinaires accessibles à tous et des sites sacrés dont les accès ne sont permis qu’aux individus initiés. Ces principes répondent à un souci fondamental de protection de la flore et de la faune pour le mieux être des populations. Toute surface déclarée sacrée contient nécessairement des espèces végétales, animales ou autres détentrices de vertus indispensables à une vie humaine saine et équilibrée. Pour réussir cette politique de sacralisation des sites, les rois d’Abomey ont utilisé la religion vodun comme deuxième pilier de pouvoir à côté du premier pilier qu’est le pouvoir temporel. Il leur suffisait donc de réaliser un autel avec des poteries rituelles du vodun pour que le lieu soit interdit d’accès et devienne sacré. Cette pratique a imprimée un visage particulier à la présentation générale de la ville depuis la résidence du roi en passant par celle des princes, des dignitaires et de simples citoyens jusqu’aux maisons de campagne. Ce type d’environnement a influencé profondément les habitats dans le royaume du danxomè en général dans la ville d’Abomey en particulier."

"La commune d’Abomey est le chef lieu des départements du Zou Collines, situé au centre du Bénin. Capitale historique du pays, citée royale, Abomey, couvre une superficie de 142km2 et est limitée : - Au nord par la commune de Djidja - Au Sud par la commune d’Agbangnizoun - Au Sud par la commune de Bohicon - A l’Ouest par la commune d’Aplahoué. La commune d’Abomey est située dans son ensemble sur un relief de plateau. Au sud et au centre d’Abomey se trouvent des sols ferralitiques appauvris et au nord (d’Agbokpa et Détohou) les sols ferrugineux tropicaux fertiles. Abomey jouit d’un climat de transition entre le climat Subéquatorial de la côte et le climat tropical humide de type Soudano guinéen du Nord Bénin avec une pluviométrie moyenne et annuelle 1000 mm. Abomey comptait en 2002, 78.341 habitants2 dont 54% de femmes et 46% d’hommes. La commune affiche un faible taux de croissance démographique (1,6%) au regard de la moyenne nationale et du taux de Bohicon avec laquelle elle forme une conurbation. La commune d’Abomey compte sept (7) arrondissements dont trois arrondissements centraux (Hounli, Vidolé et Djegbé) administrée par un Conseil Communal composé de 19 conseillers dont une seule femme. Les arrondissements totalisent 29 villages et quartiers de ville. Pour cette seconde mandature, chaque arrondissement et village/quartier dispose de son conseil d’arrondissement et de village/quartier."

Note de Gédéon Houanye:
"La Commune d'Abomey, est située à environ 130km de Cotonou. Capitale Historique de la République du Bénin et chef lieu du Département du Zou, elle couvre une superficie de 142 km2 avec une population de 78.341 habitants. Elle est limitée au nord par la commune de Djidja, au sud par celle d'Agbangnizoun, à l'est par celle de Bohicon et à l'ouest par le département du Couffo. Selon le découpage administratif, la Commune d'Abomey compte sept (7) arrondissements dont : trois (3) centraux à caractère urbain que sont Djègbé, Hounli et Vidolé et quatre (4) périphériques à caractère rural que sont Agbokpa, Détohou, Sèhoun et Zounzonmè. Pendant que les arrondissements périphériques sont restés attachés à l'agriculture malgré les problèmes de baisse de fertilités et les difficultés d'accès à la terre, ceux urbains se sont spécialisés dans le commerce et l'artisanat. Situé dans son ensemble sur un relief de plateau, la Commune d'Abomey dispose de deux unités géologiques servant de roches mères à des types de sols bien distincts (FIDESPRA, 2000). Dans ses parties méridionales et centrales, la Commune d'Abomey se trouvent sur de la terre de barre issue des sédiments ferrallitiques du Continental Terminal, pendant que sa partie septentrionale dispose de sols ferrugineux tropicaux dérivant du socle cristallin à gneiss et granites (FIDESPRA, 2000). http://www.abomey.communedubenin.org/."


LA TRAITE NÉGRIÈRE
"Cette activité qui est considérée comme un crime contre l’humanité a connu plusieurs étapes dans sa mise en œuvre. Après la découverte de l’Afrique par les premiers explorateurs, le peuple noir était une curiosité pour les européens. Ce n’est qu’après la découverte du nouveau continent qu’est l’Amérique, que le besoin d’avoir des hommes solides, forts, résistants pour les travaux champêtres que les européens ont eu l’idée de revenir chercher ces hommes en Afrique pour remplacer les indiens peau rouge très faibles et moins résistants. C’est alors qu’une organisation plus élaborée s’est mise en place. La prise en charge du commerce par le royaume de Danhomè s’est imposée au roi Agadja qui a été soumis au payement du tribut annuel au roi d’Oyo dont 41 jeunes filles et 41 jeunes gens. Ne pouvant pas vider son peuple, il s’est vu contraint à l’organisation des expéditions guerrières pour servir le roi d’Oyo. Ensuite il a estimé qu’il ne serait à l’aise qu’en entrant en contact direct avec les européens à Ouidah, et se débarrasser de la barrière que constituait pour lui le roi Houffon de Savi sans lequel il n’y a aucun contact avec les européens. Pour y parvenir le roi Agadja a conquis successivement le royaume frère d’Allada en 1724 et celui de Savi en 1727. Ainsi après chaque guerre, le roi du Danhomè, procédait à un trie systématique des captifs de guerre. Il retenait au service de son royaume tous ceux qui ont un savoir faire ou être, qui ont une valeur quelconque. C’est parmi ceux qui restent qu’on sélectionne ceux qu’on pouvait vendre à travers une organisation parfaite d’Abomey jusqu’à Ouidah à la plage."



Illustrationde A Kossa


Pour envoyer un commentaire, cliquer ci-dessous
                                                 

Aucun commentaire: