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29 juillet 2012

ABÉCÉDAIRE BRUCE CLARKE

Au hasard, la lettre "A": Art Africain

 


"De même que l'époque coloniale infériorisait le Noir par rapport au Blanc, le mépris pour l'art africain, considéré comme une catégorie d'art inférieure, fait qu'on peut exposer n'importe quoi sous l'étiquette "art africain"...




La suite de l'Abécédaire de Bruce Clarke

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..." Le terme même d'africanité est ambigu et dangereux car il a été façonné par l'Occident. L'africanité est accompagnée, comme les indépendances l'ont été. C'est une sorte de case dans laquelle l'Occident impose sa vision des choses. Comme disait Wole Soyinka à propos de la négritude, "un tigre n'a pas besoin de revendiquer sa tigritude". Les artistes africains doivent refuser cette catégorisation qui est le reflet du post-colonialisme dans toute sa splendeur : tu deviens "le nègre". Tu es nègre donc soit nègre !, avec tout le racisme qu'il y a derrière. Il ne faut pas accepter ces évidences imposées… on n'est pas nègre, on est humain, on n'est pas artiste africain, on est artiste ! D'un coté il y a l'art contemporain et de l'autre, l'art contemporain africain. Tant que les choses fonctionneront ainsi, les artistes africains ne seront pas considérés comme des artistes à part entière"
Bruce Clarke"
Et pour fini, la lettre "Y":
"
Y'a bon Banania /
Banania est une marque française de chocolat en poudre, à la recette importée au début du XXe siècle d'Amérique centrale. Le slogan historique de la marque était jusqu'en 1977 « Y'a bon Banania » prononcé par un tirailleur sénégalais. Depuis les années 1970, le slogan a été critiqué de plus en plus comme porteur des stéréotypes racistes qui ont nourri la caricature du Noir de l'époque (sourire niais, amis des enfants donc grand enfant et incapable de s'exprimer correctement dans une langue française qu'il se doit de manier) et symbole potentiel du colonialisme (tout comme sa mascotte « L'ami Y'a bon »)".

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