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04 juin 2012

le Secret de l’enfant-fourmi

"le Secret de l’enfant-fourmi", film de fiction de la documentariste Christine François tourné au Bénin.

Une Française tente de comprendre pourquoi le petit Béninois qu’elle a adopté a été abandonné à la naissance, victime des pratiques d’infanticides rituels toujours en cours en pays Bariba.
Le film est programmé dans les grandes agglomération du Bénin durant le mois de juin 2012.
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Ce qui lui est alors révélé est vertigineux: un enfant 'bizarre' – cela peut signifier albinos, épileptique, né dentu ou par le siège, hyperactif… – est considéré dans certaines sociétés comme un être maléfique, démoniaque, porte-malheur, qu'il faut éliminer par le meurtre ou l'abandon. Les cas se comptent par dizaines de milliers.
La réalisatrice s'exprime:
"Tous les jours, des centaines de milliers d’enfants sont tués sur le continent africain au nom de ces pratiques. Considérés comme des enfants sorciers, parce qu’ils naissent prématurés, ou qu’ils ne se présentent pas par la tête, visage tourné vers le ciel, ou parce que, quelques mois plus tard, comme c’est le cas dans le “Secret de l’enfant fourmi”, ils présentent de légères malformations, ils sont fracassés contre des arbres ou enterrés dans des termitières.
En se soumettant à ces rituels, les villageois pensent vraiment sauver leur village. Et leur croyance est si forte, si intense qu’on peut se demander si elles ne finiraient par pousser l’enfant maudit à leur faire du mal. Quel est le pouvoir de la sorcellerie ? Celui de la psychologie ? Des croyances ? Quand on arrive là-bas, on se cogne à des milliers de questions, on est dans une autre dimension, c’est presqu’un autre espace-temps. »

En Afrique Noire, « les interdits concernent la femme enceinte, son conjoint et l'entourage, (et l’on peut faire l'hypothése) que la femme n'est pas seule à attendre l'enfant. Son ventre, en tant que réceptacle, devient celui de toute la communauté. Il faut mettre tout en œuvre, tout ce qui est humainement possible, pour que l'enfant soit exempt de toute tare, anomalie, disgrâce, dysfonctionnement. C'est aussi une indication qu'au-delà de l'aspect prophylactique individuel ou social, se dégage une fonction symbolique des interdits et des prescriptions, destinée à éloigner le « mal », à prévenir tout ce qui pourrait nuire à la préparation physiologique et psychologique de la future parturiente et de son enfant » [2]. Malgré toutes ces précautions, il arrive que le nouveau-né ne soit pas conforme aux attentes de la communauté, c'est alors, pour certaines ethnies, l'infanticide à la naissance qui est pratiqué.

Traditions et « enfants sorciers »
"...Les bourreaux, une fois sur les lieux, ouvrent la porte et emportent le bébé vers une destination d’où il ne reviendra plus jamais. Là-bas, le corps du petit être inoffensif est fracassé contre un arbre. D’autres l’enterrent. C’est après cet acte que les bourreaux reviennent au village en libérateurs pour recevoir leurs récompenses. Elles varient d’une région à une autre..."

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